La divine mascarade, de Patryck Froissart

L’oeuvre « La divine mascarade », de Patryck Froissart, a été éditée chez iPagination Editions en février 2015.

OEUVRE MILITANTE ET DÉRANGEANTE

Bande annonce (clic)

Présentation de l’éditeur:

La poésie est aussi propre à exprimer toute la beauté de la nature que toutes les laideurs dont l’homme la gangrène jusqu’à la menacer de destruction totale. De même, le poème peut être tout autant l’hymne à la grandeur de l’humanité que le pamphlet mettant à nu ses tares et ses hideurs.

L’amour, la haine, la paix, la guerre…

Dans la noblesse et dans la bassesse, dans ses conduites généreuses et magnifiques et dans ses actes d’égoïsme et de cruauté, dans les atrocités qu’il commet depuis toujours au nom des dieux qu’il vénère, l’homme est-il ou non agi par quelque volonté divine invisible qui posséderait et actionnerait toutes les ficelles?

Cette question inquiète, l’homme se la pose depuis qu’il a une âme, depuis qu’il est, justement, animé on ne sait par qui, ni par quoi, ni pourquoi.

Patryck Froissart, poète, romancier, nouvelliste, brosse dans ce sombre recueil, sans concession ni réserve, un tableau désespéré de l’état de nos sociétés, et en fait porter la responsabilité à Celui ou à Cela qui habite l’homme.

Lecture déconseillée aux dépressifs…

La divine mascarade

Extraits:

LA DIVINE MASCARADE de Patryck FROISSART

Toujours immense est mon horreur

Des ossuaires militaires,

Signes odieux que, sur la terre,

L’homme est, pardieu, l’énorme erreur.

(Nos zéros)

*****

Quand le fellah laboure, ahan, son acre aride,

Le cheikh razzie sa fille, et dans ses hespérides,

Ahan, la dépucelle, ivre de cantharide,

Puis, ravi de ses cris, la jette à ses séides.

(Espèce de)

*****

Dans les bourgs, dans les cœurs, dans les cours, que de haines,

Nom de dieu ! Que de sang ! Que d’absents ! Nom de dieu !

(Bordel de dieu)

*****

Notre fille songeuse observait sans comprendre

Une enfant de son âge arpenter les pavés,

Suivre le débauché qui bavait de la prendre,

Et revenir se vendre à d’autres dépravés.

(Cancer du Capricorne)

*****

Combien d’êtres au monde, à l’aurore approchant,

Finissent aux lisiers, aux lisières des villes,

Quand sous mes édredons, dans mes rêves tranquilles,

S’invitent les houris et leurs luths et leurs chants ?

(Piccalilli)

*****

Mon calame écarlate écrit tes évangiles.

Pour célébrer ta messe en satanés quatrains,

De ta vulve béante où grouillent ces reptiles,

J’extirpe, ô ma catin, ces vils alexandrins.

(Lilith muse)

*****

Sur la houle du blues en l’éther spiritueux

Je lévite et volute au phantasme sinueux

Du branle du nombril et du torse tortueux

De la phryné qui flotte en son smog voluptueux

(Artifice)

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