Le FN et les Réunionnais

JEUDI 12 MARS 2015

Ce matin, sur RFO Réunion, l’invité était un certain OTTO BRUC, dirigeant du FN à La Réunion, frappé d’inéligibilité pour 3 ans.

Entre autres insanités proférés par cet individu, j’ai relevé:
1- « il y a des écoles en métropole où la seule langue pratiquée est une langue étrangère, où on ne parle qu’une langue, une langue étrangère… »
A la journaliste qui lui demandait ses sources, cet énergumène n’a su quoi répondre, et pour cause, puisqu’il s’agit de pures élucubrations. Au titre d’inspecteur et proviseur à la retraite, je dénonce ce mensonge effarant qui montre bien la nature foncièrement trompeuse des porte-parole du FN.
2- « le créole est un patois, ce n’est pas une langue »…
Une telle assertion témoigne du degré d’ignorance et d’inculture de ce monsieur Otto Bruc. Tous les linguistes considèrent le créole comme une langue à part entière. Mais Otto Bruc ajoute, s’enfonçant dans son discours méprisant pour la culture réunionnaise, qu’à l’école seule doit être enseignée « une langue intelligente » (sic), c’est-à-dire, évidemment, de son point de vue, le français. Le créole ne serait donc pas une langue intelligente?
La population réunionnaise appréciera, et votera en toute connaissance de cause.

Merci à RFO, et à la journaliste concernée, d’avoir contribué à dévoiler le visage du FN local.
Patryck Froissart

NB:  Il n’existe pas de critère strictement linguistique permettant de distinguer une langue d’un dialecte.
Dans une perspective sociolinguistique (étude des langues dans leur rapport aux sociétés), le terme « langue » définit tout idiome remplissant deux f
onctions sociales fondamentales : la « communication » (c’est au moyen de la langue que les acteurs sociaux échangent et mettent en commun leurs idées, sentiments, pensées, etc.) et l’« identification » (de par son double aspect individuel et collectif, la langue sert de marqueur identitaire quant aux caractéristiques de l’individu et de ses appartenances sociales).

À propos de Patryck Froissart

Patryck Froissart, originaire du Borinage, à la frontière franco-belge, a enseigné dans le Nord de la France, dans le Cantal, dans l'Aude, au Maroc, à La Réunion, à Mayotte, avant de devenir Inspecteur de l'Education Nationale puis proviseur (à La Réunion et à Maurice). Il a publié en 2003 "L'Eloge de l'Apocalypse", un recueil de poèmes de 90 pages, et en 2006 "L'Eloge de l'Opaque Ellipse", un "proème" de 180 pages. Longtemps membre du Cénacle Jehan Froissart de Valenciennes, il a collaboré à plusieurs revues de recherches poétiques. Il a reçu en 1971 le prix des Poètes au service de la Paix. Patryck Froissart a publié ces dernières années: - en 2011 "La Mise à Nu", un roman de 576 pages, aux Editions MPE (voir sur ce site) - en 2012 "La Mystification", un conte poétique fantastique (Editions MPE) - en 2012 "La Déferlante", nouvelle, dans l'ouvrage collectif "La Dernière Vague" (Editions Ipagination) - en 2012 "Feux follets", nouvelle, dans l'ouvrage collectif "Fantômes" (Editions Ipagination) - En 2013: Les bienheureux, nouvelles, Editions Ipagination - En 2015: La divine mascarade, poèmes, Editions Ipagination
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